22.06.2010

Slalom de Chamblon 2010

Avant le départ pour le slalom de Chamblon, et la fameuse chicane que presque tout le monde adore… petit échauffement samedi matin au stade, avec le test d'endurance prévu pour les porteurs d'appareil du service du feu. Un 12 minutes, que j'ai effectué en… 12 minutes :o) en parcourant 2350m l'an passé, et battu cette année ; 2400 et quelques mètres, soit 6 tours complets. Mission donc accomplie pour moi, mais cela n'a pas été facile, car comme j'étais dans le groupe des plus anciens, je n'avais pas vraiment de lièvre, et sans avoir allongé après 2 à 3 tours, voyant que la montre avançait méchamment, j'ai du effectuer non pas 1 tour à fond, mais 2 et demi… du coup j'ai fini à bout de souffle…

Chamblon.jpgArrivé vers 10h15, après les X km de chantier à 80km/h..., j'ai rejoint mon poste après le premier essai des L4, soit la chicane dans la descente, entre la bosse après le petit Susten, et l'équerre droit de la glissière. Sur place, et comme indiqué sur le règlement particulier, la satisfaction de voir enfin l'installation d'un feu tournant au sommet de la bosse, 3 ans après avoir eu une formule en panne derrière celle-ci, alors que son poursuivant arrivait à fond… encore plus important cette année, puisque le pré de droite n'était pas fauché, n'offrant donc pas non plus de visibilité aux voitures fermées. Sur une piste asséchée, c'est la Lamborghini de démo qui a voulu tester le passage des portes à grande vitesse, mais mauvaise idée, du coup, il a volé mon cône mais a préféré s'arrêter au poste suivant pour me le rendre. En 1ère manche course, passe Ueli Kohler (Mini Challenge Cooper S), et au fond de la descente, alors que le virage est à droite, serre à… droite… puis part à gauche sur la sortie d'urgence avant de se retrouver face à face avec la banderole… recule, et repart sur la piste, laissant les deux commissaires du poste perplexe… L'après-midi, avec une pluie presque continue, et laissé seul par mon collègue ayant rejoint un autre poste (manque de commissaire oblige…), rien… ou du moins rien de spécial, si ce n'est un jeune chevreuil traversant la piste entre deux manches, et revenant en lisière de forêt sans vraiment être gêné par les bolides. Et ce n'est qu'au moment où j'ai couru après un cône qu'il a pris la poudre d'escampette.
Le soir, nous sommes allés manger en ville d'Yverdon, et en sortant du restaurant, le ciel nous balançait des seilles d'eau…

Dimanche, quelques commissaires en plus, et les choses sérieuses qui ont commencé ; plus vite, plus artistique, plus chaud… 30, 31, 32… non ce ne sont pas les températures du jour, mais bel et bien le numéro de mes portes. Les °C étaient plus en rapport avec le numéro de mon poste… le 10. Ajoutez-y une bonne bise du Nord Est, et une triple couche de vestes… pire que le brouillard des Paccots ou le givre du RIV… Non, lisez plutôt ; plus show.
Le matin a été animé, et c'est Yves Blanc (A+ISA - 205 rallye) qui ouvrira les feux avec un gros déséquilibre au freinage, rattrapé comme il se doit. Mais plus tôt, c'est Andréas Wyss (E1 - Civic K20) qui passera en manche sous conduite entrains de… régler son rétroviseur central… pas sûr que cela soit le bon endroit pour… La 1ère trace au sol montrant la trajectoire à prendre est l'œuvre de Jonas Magnin (E1 - Clio RS Cup), un "poil" rapide. 1 minute plus tard, passe Pierre Tinguely (E1 - Kadett C), qui, au fond de la descente, ouvre son virage pour effectuer l'équerre droite, mais trop vite, le bolide continue sa course contre la gauche en direction de la glissière, heurte son extrémité, et effectue un impressionnant décollage avant de disparaître dans le trou… Après l'atterrissage en contre-bas, il glissera plusieurs dizaines de mètres dans l'herbe mouillée, coupant en partie la piste où les concurrents y arrivent dans l'autre sens, et finira sa course dans les arbustes. Une grosse frayeur, mais heureusement sans mal, aussi bien pour le pilote, que pour les deux commissaires postés juste en dessous. J'ai profité de cette occasion pour testé mon gyrophare… le constat est que son but premier n'a pas été compris par les pilotes… mais quand on sait que certains ne respectent pas non plus les drapeaux, l'analyse n'est pas évidente… espérons une info plus détaillée de la chose l'an prochain afin d'éviter de la casse… évitable. Mais cette 1ère manche essai n'était pas encore finie, lorsqu'est arrivé Thomas Kräuchi (Corsa OPC Challenge), qui, trop vite, a quand même voulu passer ma 3e porte… mauvaise idée… la voiture se dérobe et explose la botte paille de protection de la grille à droite – retombant en morceaux 10m plus loin – glisse sur la bande herbeuse jusqu'au poste suivant, évitant de justesse un piquet métallique à l'endroit où le talus se fait plus haut, revient sur la piste et se met en sécurité au poste 11. Le pouce déjà sur la radio, ne n'ai rien eu à faire si ce n'est demander au poste du bas de retirer une pièce en plastique perdue au bord de la piste. Avant les formules, il a fallu remettre une botte de paille, afin d'éviter que celles-ci ne mordent le terrain sans voir la grille. Après tout ça, je me disais que j'allais avoir de quoi me réchauffer.
En 2e manche essai, c'est Julien Monod (A+ISA - C2) qui nous à fait au fond de la descente, un superbe freinage en crabe, mais ayant du s'arrêter juste après, son capot s'étant ouvert… Chez moi, rafraîchissement des traces de freinage avec Markus Balmer (E1 - Civic), prenant la 2e porte en frontale, dont le cône est parti en glisse sur sa base sur plus de 30m… assez joli à voir, et bien vu du pilote, qui sans correction, évite ainsi de se mettre au tas. Ensuite j'ai pu faire la sieste une voiture sur trois, pendant le passage des Porsche courant en régularité. Plus tard, c'est Damien Jeannerat (N+ISN - Corsa B 16 GSi) qui me laissera son rétroviseur.
A midi, petit détour au parc histoire de bouger pour se réchauffer. L'après-midi, rien à signaler, et comme le vent persistait, le moral en prenait gentiment un coup… A noter le retour d'Arnaud Maeder (A+ISA - Saxo) et la présence de Joël Volluz (E2-SS - Formule Renault). Déjà perturbée à Bure et à Romont, on a voulu faire bien en avançant la 2e manche des formules, malheureusement, la seule pluie du dimanche, a fait son apparition au début de celle-ci… Avec une piste froide et glissante, le week-end aura été, pour moi du moins, bien plus calme que ces dernières années, également sur les feuilles de pénalités. Tant mieux pour les cuisses, mais ça fait quand même du bien de devoir bouger avec une météo aussi pourrie… pas trop habituelle à cet endroit.

Merci à l'organisation pour le feu tournant et l'accueil toujours agréable, ravitaillements inclus.

> Slalom de Chamblon <

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Prochaines courses :

Slalom de Bière - 26 et 27 juin 2010 (nouveau parcours...)
Course de Côte La Roche - La Berra - 03 et 04 juillet 2010

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